Une des premières publication d'une romance de Montlosier sur un air de montagnarde auvergnate (1793)

Illustration : Une des premières publication d’une romance de Montlosier sur un air de montagnarde auvergnate (1793)

Chapitre 2 de l’article « Bourrées des champs ou bourrées des villes ? Inventaire des sources écrites : répertoires anciens de bourrées à deux temps et montagnardes à trois temps (Auvergne, Velay, Limousin etc) »


Dans l’Album Auvergnat, Jean-Baptiste Bouillet cite quelques noms aristocratiques, comme auteurs de paroles sur certains des airs qu’il donne : sont évoqués ainsi le comte de Montlosier, M. de Clermont-Tonnerre et M. de Barante. Une petite recherche sur ces personnes nous apporte des informations intéressantes.

1) Le comte de Montlosier, un précurseur de la collecte de chants populaires

Illustration Chapitre 2 - 1.1
Portrait du comte de Montlosier

François Dominique de Reynaud, comte de Montlosier, (1755-1838), fut un homme politique et écrivain français, royaliste à l’esprit indépendant et curieux, qui traversa l’Ancien Régime, la Révolution, l’Empire et la Restauration. Tout au long de sa vie mouvementée, il est resté attaché à sa région d’Auvergne. Après de nombreux voyages, il s’est consacré à son domaine de Randanne, au milieu de la chaîne des Puys, qu’il a façonné et rendu fertile,. En plus de ses nombreux écrits de réflexion politique, il a laissé les premières études sérieuses sur les volcans d’Auvergne.

(Voir ici une biographie détaillée : https://www.annales.org/archives/cofrhigeo/comte-montlosier.html , et ici une description des ses travaux agricoles et paysagers : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=3&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwiFoY6Kxb7jAhWqx4UKHWxQBPQQFjACegQIARAC&url=http%3A%2F%2Fwww.parcdesvolcans.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F26817%2F486641%2Ffile%2Flivret-sentier-montlosier.pdf&usg=AOvVaw2EbCUp2D658rAkVpZBbpjW ).

Son ami Chateaubriand en a tracé un portrait très pittoresque dans ses « Mémoires d’outre-tombe » :

« Féodalement libéral, aristocrate et démocrate, esprit bigarré, fait de pièces et de morceaux, Montlosier accouche avec difficulté d’idées disparates ; mais s’il parvient à les dégager de leur délivre, elles sont quelquefois belles, surtout énergiques : (…). Je ne veux point dire du mal de mon Auvernat fumeux, avec ses romances du Mont-d’Or et sa polémique de la Plaine ; j’ai du goût pour sa personne hétéroclite. (…) ; mais, d’un autre côté, je suis diverti par ce naturaliste de volcans, ce Pascal manqué, cet orateur de montagnes qui pérore à la tribune comme ses petits compatriotes chantent au haut d’une cheminée ; j’aime ce gazetier de tourbières et de castels, ce libéral expliquant la Charte à travers une fenêtre gothique, ce seigneur pâtre quasi marié à sa vachère, semant lui-même son orge parmi la neige, dans son petit champ de cailloux : je lui saurai toujours gré de m’avoir consacré, dans son chalet du Puy-de-Dôme, une vieille roche noire, prise d’un cimetière des Gaulois par lui découvert. »

Au début de ses Mémoires personnelles (deux premiers volumes parus en 1830), Montlosier consacre un passage, très intéressant pour nous, à son goût pour les chansons « du pays » (cela se passe dans sa jeunesse, donc avant la Révolution) :

« Les chants et les danses de nos montagnes ne m’occupèrent pas moins que les mœurs et les bons mots. On trouvera à la fin de cet ouvrage quelque partie d’une ancienne collection que j’avais faite de ces airs et des romances du pays. Je suis convaincu que quelques-unes de ces romances feront plaisir.

Boudant comme science la musique, que je n’avais pas voulu apprendre et que je n’avais pas pu deviner, mais portant toujours en moi une passion de chant indéfinissable, j’admirais le charme naturel de ces airs indigènes que l’âme seule, sans aucun art, avait produits. Au surplus, ce n’était pas moi seul qui avais cette impression ; ces mêmes airs charmèrent madame la comtesse de Clermont-Tonnerre, aujourd’hui madame la marquise de Talaru ; elle les emporta notés à Paris, où ils ont eu depuis une grande réputation. A cet égard, une singularité remarquable, c’est que les airs de la partie d’Auvergne, qu’on appelle Limagne, sont tous dans la mesure à deux temps ; ceux des montagnes, sans exception, sont dans la mesure à trois temps. Ces airs, leur origine, leur analogie, sous le rapport de la simplicité avec nos anciennes romances françaises, m’ont occupé beaucoup alors, ils m’ont occupé encore plus dans la suite, il est probable que j’y reviendrai.

Encore que les moeurs et les chants de ces montagnes m’occupassent, je dois dire que tous cela n’était pour moi qu’un amusement. (…) »

Malheureusement, la publication de ces mémoires est restée inachevée à l’époque. Une réédition en a été faite en 1951, et une autre en 2012. Je n’ai pas pu savoir si elles contenaient les parties inédites, dont les chants annoncés : la précieuse collection de chants auvergnats du comte de Montlosier dort peut-être encore dans des archives privées. Je souhaite vivement qu’elle ait survécu aux vissicitudes de l’histoire. Il me paraît probable que certaines chansons recueillies par Montlosier soient venues enrichir l’Album Auvergnat : Jean-Baptiste Bouillet le connaissait, bien qu’étant plus jeune, et les deux hommes étaient animés de la même passion pour la géologie, et de la même curiosité pour la culture de leur région.

Bouillet attribue à Montlosier le texte d’une romance en français sur un de ces airs de montagnardes, dont il donne un couplet : « Doux souvenir, console ma tristesse » (Album Auvergnat, « Montagnarde du voisinage du Puy-de-Dôme », p.35). Les versions populaires peuvent être chantées sur de multiples couplets, parmi lesquels « N’ai mas cinc sòus », « De que farán los enfants d’un paubre òme » ou « De que ieu t’ai fach, Margarida ma mia ». On trouve une version complète de cette romance, publiée en 1793, dans la collection « Feuilles de Terpsichore » (9e année, N°29), avec accompagnement de clavecin par A. C. Vion. L’auteur des paroles n’est pas nommé sur la feuille ; l’air de montagnarde est bien reconnaissable, même si la version diffère un peu de celle de Bouillet. Il s’agit à ma connaissance de la plus ancienne notation d’une mélodie de bourrée à trois temps. Le fac-similé de la partition est consultable et téléchargeable ici (numérisé par la bibliothèque de Bonn) :

https://digitale-sammlungen.ulb.uni-bonn.de/content/titleinfo/7351516?lang=fr

Un catalogue des œuvres du guitariste Barthélemy Trille Labarre signale aussi une version, encore antérieure, (non numérisée) de cette romance dans « La Muse lyrique » de 1788 (qui figure dans le fonds de Patrice Coirault à la BNF).

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2) Le comte de Clermont-Tonnerre, de l’épopée bardique aux romances néo-médiévales

Illustration : portrait de Stanislas de Clermont-Tonnerre
Portrait de Stanislas de Clermont-Tonnerre

Le nom de monsieur de Clermont-Tonnerre est aussi cité dans l’Album Auvergnat, à propos d’une romance « Viendras-tu pas, toi que mon cœur adore », qu’il a composée « sur un air de montagnarde du Mont-Dore ». En cherchant un membre de cette famille de vieille noblesse qui aurait écrit des poèmes à cette époque, je me suis arrêté sur Stanislas Marie Adélaïde, comte de Clermont-Tonnerre (1757-1792). Cet homme politique, partisan de la monarchie constitutionnelle, fut député de la noblesse et président de l’assemblée constituante. Il mourut massacré par des émeutiers en 1792. Il a séjourné vers 1787 à Clermont-ferrand, où il a été initié dans la franc-maçonnerie. Nous avons vu dans les mémoires de Montlosier que sa femme, sensible aux airs des chansons populaires auvergnates, les aurait fait connaître à Paris, peut-être dès avant la Révolution.

Clermont-Tonnerre s’est intéressé à la poésie : il est l’auteur d’une traduction du « Premier Chant de Fingal, poème ossianique » (Editeur Gueffier à Paris, 1786) appartenant au cycle de poésies épiques, à l’authenticité controversée, attribuées à Ossian, barde écossais du IIIe siècle. Ces poèmes ont été traduits en anglais et publiés (1760-63) par le poète écossais James MacPherson, et connurent un très grand succès en Europe. Dans le contexte du préromantisme, le barde vu comme le « Homère » celtique » des pays du nord, devient le contrepoids de la culture classique gréco-latine. A partir de là se cristallise un vaste engouement pour l’antiquité celtique et germano-nordique, pour le Moyen-Âge, les vieux châteaux, les contes et légendes, les chansons anciennes etc. Ce mouvement a préfiguré l’intérêt pour la tradition orale populaire et les opération de collecte qui s’en sont ensuivies au XIXe siècle.

Dans son « Voyage au Mont-D’Or », ouvrage de 1802 dont nous reparlerons plus loin, le comte de Salaberry donne in extenso, avec notation musicale, une romance néo-médiévale écrite par Clermont-Tonnerre : « Aurai longuement souvenance – Du beau damoisel de Servance (…) ». L’air est celui d’une montagnarde auvergnate « si connue dans le pays », que nous retrouverons plus loin.

Le genre de la « romance », notamment la « romance historique », tel qu’il se crée dans la chanson de cette époque, fait souvent référence à un contexte ancien, en particulier médiéval. Il réclame un style poétique et musical assez simple et « naïf », du moins pour le goût de l’époque, et cherche à transmettre des sentiments héroïques ou tendres dans une forme qui se veut archaïsante. La romance du « Damoisel de Servance » est un bon exemple de ce style.

Dans cette époque où naît l’intérêt pour les antiquités « conservées » dans la mémoire populaire, il me paraît significatif que Clermont-Tonnerre ait utilisé des airs des montagnes d’Auvergne pour deux de ses romances. Je n’ai malheureusement pas eu accès au recueil de ses poèmes, « Essais de poésie », publié également en 1786 (actuellement non numérisé). Je pense que l’on pourrait y trouver ces romances, mais j’ignore si le livre comporte des notations musicales, ce qui lui donnerait encore l’antériorité sur l’ouvrage de Salaberry, en nous offrant des mélodies de montagnardes du XVIIIe siècle.

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3) Le voyage en Auvergne du comte de Salaberry

Illustration Chapitre 2 - 3.1

En 1802, Charles-Marie d’Irumberry, comte de Salaberry, publie « Mon voyage au Mont-d’Or », récit de voyage en Auvergne, dans lequel il mêle descriptions géographiques, anecdotes et citations littéraires et historiques. Il y fait notamment le récit cocasse d’une noce campagnarde à laquelle il assiste, quelque part en Bourbonnais (à une vingtaine de kilomètres de Montluçon), et où il feint avec humour de découvrir l’écart entre l’imaginaire pastoral littéraire et artistique, et la réalité de la vie paysanne :

« Une chabretaine, ou en français un joueur de musette, donnoit le signal des divertissements de la journée. Il rappeloit de la danse à la table, et de la table à la danse. Je n’avois encore vu de musettes qu’en peinture, et je n’en avois entendu que dans les pastorales de Fontenelle, des Houlières, Florian et autres poètes moutonniers. Quelle harmonie nasillarde ! Au reste, l’instrument étoit digne de la danse ; c’étoient des bourrées auvergnates, aussi éloignées des grâces montagnardes que le patois de ces gens-ci l’est du français ; c’étoit une monotonie, une pesanteur, une roideur de mouvemens, un bruit de sabots, une odeur !… Il faut convenir que si toute cette nature-là représente l’âge d’or, elle ne le fait pas regretter. »

Un autre passage, plus positif, évoque la danse et le chant, à la suite d’une description bucolique de la ville de Riom :

« Dans les montagnes, on trouve la nature toute nue, comme la vérité ; les Graces ne dédaignent pourtant point une gaze transparente. C’est ainsi que les danses, que les chansons montagnardes ont gagné à descendre dans les villes, où, comme à Riom, de jolies voix leur ont ajouté de plus douces inflexions, de jolis pieds, plus de légèreté, sans leur rien ôter de la simplicité et de la naïveté primitives. J’aime mieux une bourrée montagnarde dansée en bas de soie et en petits souliers, que sautée par les paysannes même, dont les yeux, dont les bras ne savent rien dire, et dont les sabots seuls vont en mesure. Il en est de même des chansons de la montagne. Les voix champêtres n’ont pas le droit exclusif de les chanter avec grâce, et ce patois naïf a quelque chose de neuf dans la bouche d’une jolie femme de la ville. »

Ce passage est très intéressant par ce qu’il contient en filigrane. On peut en tirer deux enseignements : d’une part, la présence de particularismes culturels régionaux en Auvergne à cette époque, y compris en milieu citadin, et y compris dans des milieux sociaux supérieurs (en tout cas pas exclusivement populaires). D’autre part, des différences de style dans l’interprétation des chansons aussi bien que des danses, entre leurs versions « montagnardes » et citadines. Ceci concorde tout à fait avec ce que nous suggèrent les recueils de danses que nous présenterons par la suite.

Enfin, et ce n’est pas le moindre intérêt de ce livre, il nous donne ensuite deux chansons, deux montagnardes, dont l’une est en parler auvergnat, et « dont l’air et les paroles sont vraiment montagnards ». Il s’agit d’une version de la bourrée bien connue « Le cœur de ma mie », et peut-être de la plus ancienne bourrée à trois temps publiée avec ses paroles traditionnelles. La seconde est la romance de M. de Clermont-Tonnerre que nous avons déjà évoquée, et dont nous allons reparler à propos de Chateaubriand. Nous retrouverons ces deux montagnardes dans l’Album Auvergnat. Ici, elles sont écrites en mesure à 6-8.

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4) La romance de M. de Barante

Illustration Chapitre 2 - 4.1
Portrait de M. de Barante

Dans l’Album Auvergnat, il est question d’un M. de Barante, préfet de Genève, qui, lors d’une visite au comte de Montlosier à son domaine de Randane, a fait la traduction d’une romance auvergnate. Recherche faite, il s’agit de Claude-Ignace Brugière, baron de Barante (1745-1814), membre d’une famille noble auvergnate, qui fut préfet du département du Léman de 1802 à 1810. Il fut aussi homme de lettres, comme d’autres membres de sa famille. Lors de son activité en Suisse, il a fréquenté le « groupe de Coppet », cercle informel d’intellectuels et d’écrivains gravitant autour de Madame de Staël. Il y a sans doute rencontré Chateaubriand, qui fut un ami de son fils.

La chanson en question est, dans sa version en langue auvergnate, « Le vieillard d’amour », ou « Muos parents me zons maridado ». Sous le titre de « Première nuit des noces d’une jouvencelle », l’excellent homme que fut Monsieur de Barante en a réalisé une paraphrase en français, dans un langage bien plus précieux, et, il faut bien le dire, quelque peu ridicule pour notre goût actuel. La mélodie est la même que celle de la romance du « Damoisel de Servance » de Clermont-Tonnerre (nous la retrouverons encore chez Chateaubriand dans la suite de l’article).

Je n’ai pas trouvé d’autre lien particulier de Barante avec les musiques populaires auvergnates. Voici donc les transcriptions des deux versions de la chanson, la traditionnelle et la romance de M. de Barante.

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5) La romance de Chateaubriand

Début de la partition, publiée dans "Journal Hebdomadaire composé de pièces de chant de tout genre, éd. Auguste Le Duc et Cie – 1807
Début de la partition, publiée dans « Journal Hebdomadaire composé de pièces de chant de tout genre, éd. Auguste Le Duc et Cie – 1807

Peu de temps après, Chateaubriand a réutilisé l’air de la Romance du Damoisel de Servance, en lui donnant une notoriété plus grande : son oeuvre est d’abord publiée en 1806 par Le Mercure de France sous le titre de « Le Montagnard émigré » (parfois appelée aussi « Les petits émigrés »), puis utilisée par Chateaubriand dans le roman « Les Aventures du dernier Abencérage » (écrit en 1807 et publié en 1821). L’écrivain précise dans une note : « Cette romance est déjà connue du public. J’en avois composé les paroles pour un air des montagnes d’Auvergne, remarquable par sa douceur et sa simplicité. ».

Il faut rappeler que Chateaubriand s’était lié d’amitié avec le comte de Montlosier, et aussi qu’il était le cousin de la comtesse Delphine de Clermont-tonnerre, déjà mentionnée, dont il a fréquenté le salon : ceci (et aussi le livre de Salaberry) suffirait à expliquer sa connaissance de cette mélodie, alors que la légende lui fait découvrir cet air dans la nature, au milieu du paysage grandiose des montagnes d’Auvergne. On trouve une allusion aux chansons d’Auvergne dans son récit d’un court séjour en Auvergne fait en août 1805 « Cinq jours à Clermont-Ferrand », après ses impressions d’une ascension du Puy-de-Dôme et l’évocation des burons :

« Le patois de la montagne n’est pas exactement celui de la plaine. La musette, d’origine celtique, sert à accompagner quelques airs de romances, qui ne sont pas sans euphonie, et sur lesquelles on a fait des paroles françoises. (…) »

Un autre éclairage sur cette romance nous est donnée par son épouse, citée dans les notes des Mémoires :

« M. de Chateaubriand vint nous rejoindre à Vichy ; je dis adieu à Mme de Coislin, et nous partîmes pour la Suisse. Avant d’arriver à Thiers, nous traversâmes la petite rivière de la Dore ; son nom donna à M. de Chateaubriand une rime qu’il n’avait jamais pu trouver pour un des couplets de sa romance des Petits Émigrés. » (Souvenirs de Mme de Chateaubriand). — La romance des Petits Émigrés est devenue, dans le Dernier Abencerage, la jolie pièce : Combien j’ai douce souvenance.

La Clé du Caveau, dans son index (4e édition), qualifiera curieusement cette mélodie d’« Air saintongeois » , « sur lequel M. de Châteaubriand a fait sa jolie romance : Combien j’ai douce souvenance. En pressant le mouvement on en fait une bourrée. ». Ailleurs dans le même livre : « Nota. Cet air est une bourrée dansante. En l’employant pour la jolie romance de M. de Chateaubriand, on n’a ralenti que le mouvement. ».

La romance de Chateaubriand, sous son titre de « Combien j’ai douce souvenance », a eu un très grand succès, ce qui lui a valu de figurer dans nombre d’anthologies de chanson française et de poésie. On en trouve aussi une variante dans l’Album Auvergnat, sous le titre de « Le vieillard d’amour ». J’en donne ici plusieurs versions (dont une harmonisation à quatre voix due à Franz Liszt). Cette chanson a été étudiée par Paul Bénichou dans son ouvrage « Nerval et la chanson folklorique » (Paris, 1970), qui mentionne les différentes sources et personnages que j’ai cités.

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Chapitre 3 – Fin XVIIIe et début XIXe siècle : de vrais répertoires de bal