Présentation du projet

Un film documentaire sur MARCELLE DELPASTRE

La vie et l’oeuvre d’une femme poète et paysanne qui a vécu hors de toute convention…

Présentation du projet Du côté de Germont par Renaud Fély, auteur-réalisateur du film.

Sous-titrage occitan : ÒCtele

« Aller vers Germont c’est une manière de se rendre compte de ce qu’elle voyait, de ce qu’elle respirait, du sol, du concret, de sa maison, les alentours, les prairies, la vue… »

                  Renaud Fély, réalisateur

UNE « MARGUERITE DURAS RURALE »

(Fabrice Luchini en 1993 dans l’émission Jamais sans mon livre présentée par Bernard Rapp)

Aujourd’hui, Marcelle Delpastre intègre un patrimoine littéraire à la fois national et régional.

L’ensemble de son oeuvre est éditée aux éditions Lo chamin de Sent JaumeSuite à un legs, la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges s’est dotée d’un fond Marcelle Delpastre regroupant une grande partie de ses manuscrits, des textes qui résonnent au-delà des frontières limousines.

A partir de 1993, lorsqu’une partie de ses mémoires sont éditées chez Payot, elle accède à une plus large notoriété, participe à des émissions radio sur France Culture notamment, et à la télévision, à des magazines littéraires ou sociétaux comme Bouillon de Culture ou La marche du siècle….

Depuis, elle continue à inspirer les jeunes générations, comme le groupe polyphonique limousin San Salvador (Victoire du Jazz, 2021).

Crédit photo : Charles Camberoque (droits réservés)

UNE POÉSIE MODERNE

« Je ne connaissais pas bien Marcelle Delpastre…

J’avais entendu parler d’elle, lu quelques poèmes. J’aurai pus aller la voir, habitant moi-même non loin de Chamberet, vers la fin des années 1990. Je ne l’ai pas fait…

J’ai eu besoin de vieillir pour comprendre.

J’ai offert sa poésie à mon fils : 25 ans, étudiant en sciences sociales à Paris. Sa lecture enthousiaste m’a révélé quelque chose. Dans le même temps, ma fille, à peine plus jeune, étudiante aux beaux-arts, trouve dans le métier de bergère, qu’elle exerce l’été, un prolongement à ses recherches esthétiques, un espace et un temps propice à la création. Ces enfants m’ont ramené à Marcelle Delpastre, du moins à ce qu’elle touche, approche… »    

                  Renaud Fély, réalisateur

Manuscrit de Marcelle Delpastre (source : Fond Delpastre – BFM Limoges)

« Ce doit être quand même vers cette époque que je pris l’habitude de promenades dans les chemins autour du village, et que là, tout en marchant, ou bien arrêtée devant quelque mousse – une pierre, un ciel à travers les arbres – je me mis à composer des phrases… »

                 Marcelle Delpastre

Intemporelle, sa poésie interroge notre rapport à la vie, nos racines, notre place dans le corps social, nos croyances et notre désir de faire partie du monde tout en l’observant de loin.

Avec ce film, le réalisateur nous invite à aller voir du côté de Germont, à rencontrer cette femme moderne et son œuvre bien réelle, puissante, qui fait écho avec notre monde actuel.

« Cette maison qui est la mienne, où j’ai fait mon unique voyage ; Mais-est-il sûr que cette maison m’appartienne ? Et ce voyage est-il le mien ? »

                 Marcelle Delpastre

Crédit photo : Dominique Decomps

S’approcher de Marcelle Delpastre c’est se rapprocher de soi-même, avec respect et curiosité.

Et vous, êtes-vous prêt, à aller voir Du côté de Germont ?

POUR RENCONTRER MARCELLE DELPASTRE …

Pour plonger dans l’univers de Marcelle Delpastre, le réalisateur explore Germont et part à la rencontre de différents témoins de la vie et de l’art du poète.

Miquèla Stenta, professeure de langue et de culture occitane qui nous parle de la femme poète au masculin et de son rapport à Dieu. De l’échec au concours de l’école Normale et de l’abandon des arts décoratifs d’une artiste sacrifiée en quête de reconnaissance.

Myette Hébrant-Marouby, enseignante chercheuse et cousine de Marcelle Delpastre. Elle raconte la famille des Delpastre, le bilinguisme qui a bercé sa poésie, jusqu’à la fin de sa vie. Elle parle aussi de ses visites auprès de Marcelle, dans cette maison qu’elle arpente aujourd’hui avec nostalgie, mélancholie et tendresse.

Jan Dau Melhau, ami et légataire universel de l’œuvre de Delpastre. Il nous présente cette femme poète qui réussit à être enchantée par le monde, tout en étant hantée par une déploration de celui-ci. Il nous dévoile l’évolution de l’écriture delpastrienne, la poésie modale, le rythme circulaire qui fait entrer le lecteur dans une sorte d’ivresse, de vertige. 

Jean-Pierre Margenaud, petit-cousin germain de Marcelle Delpastre qui se rappelle avec justesse et bienveillance de celle qui était pour lui une deuxième tante. Il nous parle de Germont qui accueillait toujours beaucoup de monde. On venait voir Marcelle, on lui demandait conseil, on l’écoutait raconter et rire. Jean-Pierre revient aussi sur la fin de vie de Marcelle, sur sa dureté progressive et sur la maladie de Charcot qui poussait en elle depuis ses pieds, sa terre et finit par l’emporter.

Des comédiens et comédiennes qui s’ignorent : S’immisçant entre les témoignages, la poésie de Delpastre se fait entendre, déclamée par des visages anonymes qui s’ignorent poètes, face caméra. Ces hommes, femmes, enfants réciteront des morceaux de poèmes, avec toute l’imperfection, la pudeur et la crainte qu’ils ont à la dire. C’est à ce prix que la poésie pourra se livrer, dans sa plus grande fragilité signifiant également qu’elle peut surgir à tout moment et appartenir à toute le monde.

CALENDRIER DE FABRICATION DU FILM

Lien d’accès à la campagne de financement participatif

Le financement participatif nous permettra d’engager le tournage en septembre 2022 pour que le film soit terminé en mars 2023.